Les Balles Populaires un spectacle de Frédéric Pradal
Ce que le journal il dit
(...) Toute la magie du spectacle est là, un équilibre gracieux entre les mots et les jongles de Gorky. Et il sait éclairer son visage d'un sourire juste avant que l'émotion ne nous emporte trop loin __ il y a le texte entier et la petite vidéo ici : http://www.zoomlarue.com/index.php?post/2011/04/01/Frederic-Pradal/Gorky-La-promenade-des-eloignes
Frédéric Pradal Renoue avec son personnage de Gorky, un sans-papiers qui trimballe sa vie dans deux misérables valises.
Arrêté puis enfermé dans un centre de rétention, cet apatride mêle son destin à celui d'autres compagnons d'infortune : Amalu l'algérien, Ufuk le Turkmène, Diacharie le Malien A travers leur portrait, mixé de quelques passes jonglées, se dessine celui de l'exil, cruel et impitoyable.
Sans tricher, mais avec un jeu discret et précis, Frédéric Pradal emporte l'émotion, nimbée malgré tout de quelques sourires.
Dans cette histoire de sans papiers, Gorky découvre au public les portraits de ses compagnons comme autant de trésors de tendresse. Les souvenirs sont sa famille, les balles jalonnent de douceur sa solitude. Le décor dénudé s'habille de passants, les balles tournoient, évoluent avec grâce, l'homme est au centre.
Une silhouette si fragile et si forte, forte de l'humanité qui l'habite. Une richesse humaine sensible et vulnérable, et devant cette richesse un petit bout de papier
La foule a été comblée au-delà de
toute attente par l'heureuse découverte d'un remarquable artiste. Tout
à la fois conteur, jongleur et poète,
Gorky a donné un spectacle frémissant
d'intelligence et de sensibilité
sur le thème du voyageur à la rencontre
des autres hommes.
ll a fait rire et frôlé avec légèreté quelques cordes plus graves. Du grand art !
L'art au bout des doigts, Gorky caresse, provoque, séduit et dompte ses objets de jonglage. Un moment de pure poésie, rendu avec force et fignolé comme une dentelle vénitienne. L'errance à la légèreté d'une plume.
...[Gorky] dépeint le monde avec candeur et une impioyable vérité. Un petit moment de poésie aux couleurs de la vie, interprèté par Frédéric Pradal avec une force singulière.
Gorky nous emmène dans son univers, un monde ou le vouvoiement n'existe pas, où les rencontres priment avant tout. Il s'agit d'un pays où Gorky jongle de pays en pays afin de trouver sa terre d'accueil, la France. Avec sa valise et son mégnétophone, Gorky nous dépeint le monde avec un regard à la fois inteligent, juste et amusé sur les gens.
Gorky, c'est l'étranger dont on croise la route sans jamais s'arrêter. Pourtant, si on prenait le temps de l'écouter, il nous apprendrait l'amitié, la tolérance, l'humilité. En une heure il nous fait vivre un véritable voyage intérieur où l'on passe de l'émotion au rires. Il trouve à chaque fois les mots justes et quand les mots sont de trop, ce sont ses balles de jonglerie qui nous racontent son histoire. Gorky est celui qu'on aimerait tous rencontrer, et pourtant il n'existe que sous les traits de l'excellent comédien Frédéric Pradal.Un spectacle Drôle et émouvant à ne pas manquer.
Le Festival d'Aurillac, fondé par Michel Crespin en 1986, fête sa vingtième édition dans une apparente bonne humeur. Pour preuve, la plupart des créations des plus de 500 "compagnies de passage" (le nom du festival off), dont l'attachant Frédéric Pradal, qui raconte ses voyages sur la planète de la jonglerie.
LA PRISON C'EST D'LA BALLE ... Une trentaine de détenus ont pu suivre Gorky dans ses périgrinations. A l'issue du spectacle on en oubliait presque les austères limites de la scène. Son immuable et candide sourire emportait les adhésions...
Frédéric Pradal est Gorky, à moins que Gorky ne soit Frédéric Pradal. Plus que tout autre cet artiste a un don naturel pour mêler le vrai au faux. Quoiqu'il en soit, Gorky installe d'entrée une atmosphère intimiste propre à rêver en commun...
...Son regard sourit et désarçonne par tant dingénuité. Un charme est tombé sur le public qui ne dit mot. Le temps paraît suspendu. On se plaît alors à croire que ce Gorky, si attachant, si sensible, existe...
Les scènes se succèdent et Gorky a tout le public avec lui, suspendu à ses faits et gestes.[ ] Un beau spectacle, mêlant cirque et théâtre, qui remporte ladhésion de tous. Il faut aller voir Les Balles Populaires.